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La famille, l'école et le milieu Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Fethullah Gülen   
11-05-2006
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La famille, l'école et le milieu
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La famille, l'école et le milieu Les nations qui veulent garantir leur avenir ne peuvent pas fermer les yeux sur l'éducation de leurs enfants. La famille, l'école, le milieu et les médias doivent coopérer pour assurer le résultat souhaité. Les tendances opposées parmi ces institutions vitales exposeront les jeunes à des influences contradictoires qui les distrairont et qui dissiperont leur énergie. Les médias en particulier doivent contribuer à l'éducation des jeunes en se conformant au type d'éducation approuvé par la communauté. L'école doit être aussi parfaite que possible dans les domaines du programme scolaire, la moralité et les connaissances des enseignants, et l'état matériel de l'établissement. La famille doit offrir une atmosphère chaleureuse et de qualité, essentielle à une bonne éducation des enfants.

Durant les premiers siècles de l'islam, les esprits, les cœurs et les âmes essayaient ardemment de comprendre ce que le Seigneur des cieux et de la terre approuvait. Chaque conversation, discussion, correspondance et événement s'orientait vers cette fin. En conséquence, chacun, selon ses capacités, s'imprégnait des bonnes valeurs et du bon esprit qui les entouraient. C'était comme si chaque chose était un professeur qui préparait l'âme et l'esprit de l'individu et développait ses aptitudes pour qu'il atteigne un haut niveau dans les sciences islamiques.

La première école dans laquelle nous recevons l'éducation nécessaire qui mène à la perfection est le foyer parental. Ce foyer est d'une importance capitale pour l'éducation d'une postérité saine et pour la garantie d'un système ou d'une structure sociale stable. Cette responsabilité continue pendant toute la vie. Ce que nous recevons de notre famille imprime en nous des marques indélébiles. De plus, l'orientation de l'enfant par la famille à la maison (en relation aux frères et sœurs, aux jouets, etc.) continue à l'école (amis de l'enfant, ses livres, les lieux qu'il visite, etc.). Les parents doivent nourrir l'esprit de leurs enfants avec le savoir avant que leurs esprits ne deviennent occupés par des futilités, car les âmes sans vérité ni savoir sont des champs dans lesquels germent et poussent les mauvaises pensées.

Les enfants ne peuvent recevoir une bonne éducation à la maison que s'il s'y trouve une vie de famille saine. Donc, le but du mariage doit être de fonder une vie de famille saine et ainsi de contribuer à la continuité de sa nation en particulier et de la population humaine en général. La paix, le bonheur et la sécurité à la maison résultent de la réflexion, des valeurs morales et de la croyance communes des époux. Avant de décider de se marier, les couples doivent bien se connaître et prendre en considération la pureté des sentiments, la chasteté, la moralité et la vertu plutôt que la richesse et l'attirance physique. Les méfaits et l'insolence des enfants reflètent l'atmosphère dans laquelle ils sont élevés. Une vie de famille malsaine déteint de plus en plus sur l'esprit de l'enfant et donc aussi sur la société.

Dans la famille, les grands doivent être bons envers les petits, qui doivent en retour leur montrer du respect. Les parents doivent s'aimer et se respecter, et ils doivent traiter leurs enfants avec compassion et prendre leurs sentiments en considération. Ils doivent être justes avec chacun de leurs enfants sans faire de discrimination entre eux. Si les parents encouragent leurs enfants à développer leurs aptitudes et à être utiles pour eux-mêmes et pour la communauté, ils auront fourni à la nation un niveau pilier inébranlable. S'ils ne cultivent pas les sentiments requis chez leurs enfants, ils auront alors relâché des scorpions dans la communauté.

Les bonnes manières sont une vertu que l'on apprécie chez toutes les personnes où on la trouve. Ceux qui ont des bonnes manières sont aimés, quand bien même ils ne seraient pas instruits. Les communautés dépourvues de culture et d'éducation sont comme des individus grossiers, car on ne trouve ni loyauté dans leur amitié, ni cohérence dans leur inimitié. Ceux qui font confiance à de telles personnes sont toujours déçus, et ceux qui se fient à eux se retrouvent, tôt ou tard, sans soutien.



Dernière mise à jour : ( 12-05-2006 )
 
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